Test jeu de rôles sur l’effet projets miniers et compensation écologique sur forêts Tridom (Afrique Centrale)

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Contexte: Ce travail s’inscrit dans le cadre du projet CoForSet (www.cofortips.org), porté par le Cirad et en collaboration avec Biotope, WWF, l’UICN, l’ETH Zürich, ELB-Gembloux, et l’IRET. Ce projet mobilise une démarche participative pour la construction d’un jeu de rôles portant sur la coexistence entre l’utilisation de ressources forestières et minières et le maintien d’un couvert boisé.

Le Tridom est à cheval sur le Cameroun, le Gabon, et le Congo. C’est une zone pristine, pour l’instant très peu peuplée, où résident de nombreuses espèces animales clés telles que l’éléphant de forêt ou le gorille. Cette zone recèle aussi d’importantes ressources en fer, qui seront exploitées dans les décennies à venir. Les compagnies minières sont de plus en plus encouragées par les bailleurs à mettre en place des mécanismes de compensation écologique, pour compenser les effets résiduels de leurs projets sur la biodiversité. Ce jeu a été créé conjointement avec les différents partenaires (académiques et non-académiques) du projet, ainsi qu’avec des acteurs du Tridom (forestiers, miniers, ONGs, société civile…).

Objectif de la démarche participative:
– faire interagir et négocier miniers, forestiers, décideurs, et ONGs de conservation autour de la question des mines
– récolter des données (notamment de possibles mécanismes de compensation écologique) qui seront transférées en comportements d’agents dans un SMA

Objectif de la communauté de pratique: présenter, tester et simplifier le jeu de rôles, qui pour l’instant est beaucoup trop complexe pour être joué de manière fluide.

Organisateurs: Juliette Chamagne, Hélène Dessard, et Claude Garcia (CIRAD, UR F&S)

Participants:

Test démarche SMAG – Self Modelling for Assessing Governance

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Contexte : Dans le cadre du projet européen SPARE (Strategic Planning for Alpine River Ecosystem), l’IRSTEA (Institut national de Recherche en Sciences et Technologie pour l’Agriculture et l’Environnement) a parmi ses nombreuses missions la charge de la conception de SMAG.
Self Modelling for Assessing Governance est une méthode d’autodiagnostic de la gouvernance de l’eau. Il s’adresse à un groupe de 4 à 10 acteurs ayant une connaissance du processus de gouvernance de leur bassin versant sur une vingtaine d’années ainsi qu’une prédisposition à communiquer sans contraintes quelles qu’elles soient pour parler ouvertement du sujet. L’intérêt de SMAG pour les participants est la modélisation du processus de gouvernance afin de construire une vision commune et d’y apporter un regard critique pour l’avenir sans l’aide d’un facilitateur.
Les tests précédents ont été réalisés avec l’aide d’un facilitateur. Dans le but de tester la capacité des acteurs à réaliser le travail demandé en autonomie, la session n’aura pas de facilitateur.

Objectifs de la communauté de pratique :  La version actuelle de SMAG nécessite une phase de test pour évaluer sa pertinence et son appropriation par les acteurs, sans facilitateur et son applicabilité à d’autres cas réels au regard des objectifs visés.
Le but donc de cette session de communauté de pratique est d’une part de tester la méthode sur des cas réels afin de vérifier qu’elle est adaptable et d’autre part d’avoir un regard critique quant à son organisation et aux consignes données. L’objectif d’obtenir des résultats sur des cas concrets primant, la consigne du nombre de participant pourra ne pas être respectée. Dans le cas où plusieurs participants connaitraient un même bassin versant, ils seraient invités à réaliser les différents exercices en groupe. Si cela n’est pas possible, il leur sera proposé de tester la méthode individuellement puis d’échanger sur les difficultés rencontrées et les améliorations à apporter.

Organisateurs de l’atelier : Anaïs Bazi (Stagiaire Master Eau et Société, Irstea), encadrée par Nils Ferrand (Chercheur, Irstea)

Participants :  Amar Imache (Lisode), Jean-Emmanuel Rougier (Lisode), Laura Seguin (Citeres), Camara Ousmane (SupAgro), Océane Frey (IRC), Sarah Loudin (Irstea), Marine Jourdren (Irstea), Agnalys Michaud (Cirad)

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Test d’un jeu de rôles gestion quantitative et qualitative eau zone café Nicaragua

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Contexte : En collaboration avec Bioversity International, UNAN Léon et IDIAF, Lisode participe au projet « Fortaleciendo la gestión de los recursos hídricos de comunidades bananeras: mayor resiliencia frente a la variabilidad climática. » Ce projet de recherche-action, financé par le programme FONTAGRO de la Banque Interaméricaine de Développement, étudie la gestion de l’eau dans un contexte de variabilité climatique dans plusieurs communautés productrices de banane et de café au Nicaragua et en République Dominicaine.

Objectifs de la communauté de pratique :  L’objectif sera de tester un jeu de rôles sur la gestion quantitative et qualitative de l’eau en lien avec la production de café et de bananes dans la région de Jinotega au Nicaragua. Cet outil sera utilisé dans le cadre d’une concertation multi-acteurs regroupant petits producteurs de café, coopératives et institutions publiques afin de produire l’ébauche d’un plan de gestion de la ressource en eau.

Organisateurs de l’atelier : Manuela Vieira Pak (consultante indépendante), Charles Staver (Bioversity International) & Mathieu Dionnet (Lisode)

Participants : Laura Seguin (CITERES), Fabrice De Clerck, Rhiannon Crichton & Natalia Estrada Carmona (Bioversity International) & Jean-Emmnuel Rougier, Elsa Leteurtre & Amar Imache (Lisode), Rallou Thomopoulos (INRA), Caroline Sourzac-Lami (IRSTEA)

Test dispositif évaluation délibérative sur partage eau bassin des Gardons

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Contexte : Voilà l’été qui arrive, les piscines qui se remplissent, les campagnes d’irrigation qui reprennent et les touristes qui débarquent… Une nouvelle fois, c’est une saison riche en péripéties qui s’annonce pour le Gardon de Miajeanzon ! Les usagers parviendront-ils à s’accorder entre eux sur le partage de la ressource en eau ? Une entente pourra-t-elle être trouvée avec la ville d’Andules en aval, dont les besoins en eau sont très importants ? Parviendront-ils à préserver leur économie locale et leur qualité de vie ?

Objectifs de la communauté de pratique :  L’objectif est de tester la pertinence du dispositif proposé pour inviter les participants à délibérer sur les principes du partage de la ressource en eau. L’atelier est organisé de la manière suivante :

  1. Un jeu de plateau adapté de WataGame, dans lequel les usagers retirent différents bénéfices d’une ressource en eau à partager.
  2. Une période de délibération sur les résultats du jeu
  3. Un exercice d’expérimentation des choix à réaliser en collectif
  4. Une phase de discussion finale et d’évaluation de l’atelier

Organisatrices : Sylvie Morardet & Marine Jourdren (Irstea)

Participants : Franck Cazin (Directeur Technique du Syndicat Mixte de la Ceze), Romain Carausse (doctorant Cifre CACG), Amar Imache (Lisode), Mathieu Dionnet (Lisode), Sami Bouarfa (IRSTEA), Nils Ferrand (IRSTEA)

Téléchargez le compte rendu ici

Test d’un jeu de rôles sur les inondations en Equateur

IMG_7850Contexte : Ce travail s’inscrit dans le projet InunDaule (financé par l’UE et piloté par AVSF-Equateur) qui porte sur la gestion du risque inondation dans la Province de Guayas en Equateur. Dans ce cadre, nous avons développé un jeu de rôles permettant de simuler des inondations et les conséquences qu’elles ont sur des producteurs de riz de 7 cantons limitrophes du fleuve Daule. L’objectif est d’utiliser cet outil pour amorcer un dialogue multi-acteurs sur les thèmes du développement agricole (quel modèle permet-il de mieux faire face aux enjeux posés par les inondations ?) et de la régulation du phénomène inondation (quelle logique suivre pour mieux réguler – ou s’adapter – au flux ?).

Objectifs de la communauté de pratique : tester l’outil et débattre de son usage dans le contexte équatorien

Organisateurs : Manuela Vieira Pak et Mathieu Dionnet (Lisode)

Participants : Jean-Emmanuel Rougier (Lisode), Roberto Cittadini (INTA), Thierry Winckel (CEFE – IRD), Paula Olaizola (INTA), Bruno Bonté (G-EAU – IRSTEA), Guillaume Juan (MontpellierSupAgro), Anne-Laure Collard (G-EAU), Jean-Louis Fusilier (G-EAU), Géraldine Abrami (G-EAU), Adèle Bourdier

Test dispositifs expérimentaux sur la gestion des incertitudes

sanderContext: Following GREEN-G-EAU meeting of January on experiments, Sander de Waard from UNi Twente has developed and tested 3 sets of different experiments : irrigation, fishing and groundwater pollution.

Objective of the community of practice: The aim is to pre-test several experiments regarding the influence of relationships on the function of uncertain information and vice versa. Two digital versions of known games were tested: A sequential irrigation ultimatum game and a CPR abstraction game (a fish stock).

Results: The pre-experiment showed communication technical flaws which will be addressed, the platform allows large variations of experimental settings and treatments. The question of how exactly to address relationships within such an experimental setting remains unanswered.

Organizers: Sander de Waard (UNi Twente) and Nils Ferrand (IRSTEA)

Participants :

Conception d’une méthode participative pour aborder la question du foncier au Maroc

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Contexte : Pour améliorer leur niveau de production agricole et réduire ainsi leur dépendance alimentaire, les États du Maghreb veulent redéfinir aujourd’hui leur rôle et leurs modalités d’action dans le secteur agricole. Dans un contexte climatique où l’eau est un facteur limitant important, les pays du Maghreb concentrent leurs efforts sur l’agriculture irriguée et cherchent à étendre leurs superficies agricoles aménagées. Afin d’assurer le bon fonctionnement des nouveaux aménagements hydro-agricoles, les États et les bailleurs de fonds cherchent à associer les usagers agricoles dans la gestion des périmètres irrigués. Pour ce faire, des initiatives de constitution d’associations d’irrigants sont lancées, parfois avant même la réalisation de l’aménagement. Le cas du projet d’équipement de la deuxième tranche d’irrigation du Projet Moyen Sebou Inaouen Aval (PMSIA) au Maroc constitue à cet égard une opération pilote dans la mise en place d’un partenariat de gestion du périmètre entre l’État et les usagers.

Objectif de la communauté de pratique : réfléchir à une méthode (définir le cadre d’intervention, les outils, etc.) pour aborder la problématique foncière, particulièrement la question du remembrement foncier, dans les 35 villages concernés par le projet d’aménagement de la deuxième tranche d’irrigation du PMSIA. L’objectif est d’arriver à identifier les  points de blocages en lien avec le foncier et pouvant compromettre l’adhésion de la population en général et des agriculteurs en particulier, au projet.

Organisateurs : Hichem AMICHI et Caroline Coulon (AFEID)

Participants :

Comment faire concevoir une participation innovante par des décideurs de l’eau ?

Contexte : En vue d’une session de haut niveau politique (groupe OCDE gouvernance de l’eau – 80 participants représentants états et ONGs) prévue le 3/11/2015, il a été proposé un test préparatoire du protocole envisagé. L’objectif de la réunion cible était d’exposer (rapidement) des acteurs internationaux de haut-niveau aux enjeux participatifs et à des méthodes innovantes (type Commod, WAG & COOPLAAGE, mais aussi d’autres), en leur permettant (toujours rapidement…) d’en comprendre les principes essentiels, puis de co-concevoir des plans de gouvernance participative, et enfin de formuler leurs besoins et d’évaluer l’ensemble du dispositif. Tout ceci en 3h. La session cible doit ainsi servir d’analyse de besoin et – idéalement – de provocateur d’innovation. »

Objectif de la communauté de pratique : Durant cette session « miroir » de 3h, le chemin prévu par le groupe cible a été suivi *en jouant leur rôle* afin d’évaluer la méthode envisagée.

Organisateur : Nils Ferrand (IRSTEA)

Participants :

Test d’un jeu de rôles sur l’étude volume prélevable de l’Orb

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Contexte : Dans le cadre d’un marché à bons de commande auprès de l’Agence de l’Eau Rhône Méditerranée et Corse, Lisode a travaillé, en partenariat avec le SMVOL, sur l’implication des citoyens dans le cadre de l’étude volumes prélevables (EVP) sur le bassin versant de l’Orb. L’objectif de ce travail était double :

  • Développer un dispositif permettant une meilleure appropriation des résultats de l’EVP par des « non-techniciens »
  • Outiller le débat sur l’évolution du territoire et sur les priorités de la gestion quantitative du bassin versant

Pour cela, un modèle intégrant les principaux résultats de l’EVP a été développé. Celui-ci permet de croiser d’une façon dynamique des scénarios de disponibilité de la ressource avec des scénarios d’évolution d’usages de la ressource. Ce modèle a ensuite servi à développer un jeu de rôles permettant de révéler où se situent les principales zones de tension sur la ressource, mais aussi de débattre de la gestion quantitative du bassin versant dans son ensemble afin d’aborder des thèmes plus complexes tels que les questions de solidarité intra et interbassin.

Objectif de la communauté de pratique: Tester une première version du jeu de rôles afin d’améliorer sa calibration, le graphisme de ses support, et son animation.

Organisateurs : Mathieu Dionnet et Elsa Leteurtre (Lisode) et Manuela Vieira Pak (Consultante)

Participants : Marion BOURGEOIS (Lisode), Abdellah HMOURI (UMR Geau), Eglantine FAUVELLE,(consultante), Jean-Emmanuel ROUGIER (Lisode), Sara BOULARBAH (UMR Geau), Safa BEN ABDALLAH (UMR Geau), Mathieu DIONNET (Lisode), Elsa LETEURTRE (Lisode)

Test d’un jeu de rôles sur la filière huile de palme (Cameroun)

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Contexte : Ce travail s’inscrit dans le cadre du projet OPAL (Oil Palm Adaptive Landscapes), coordonné par l’ETH Zürich et avec pour principales institutions partenaires le CIFOR, l’IRD, le CIRAD (UPR BSEF) et le WWF. Ce projet (2015-2021) entend améliorer la gestion des paysages du palmier à huile en Asie (Indonésie), Afrique (Cameroun) et Amérique Latine (Colombie) par l’engagement des parties-prenantes et des acteurs du changement à différentes échelles. Dans cette perspective, des activités de modélisation d’accompagnement ont débuté au Cameroun en mai 2015, aboutissant à un modèle conceptuel construit sur la base de l’expertise scientifique et à une première version de jeu de rôles centré sur les relations entre les parties prenantes à différents niveaux de la filière de l’huile de palme camerounaise.

La création du jeu de rôles a été motivée par l’hypothèse que le​s carences en matière de communication et de confiance réciproque entre l’agro-industrie de première transformation et les planteurs villageois sont à l’origine d’une production nationale en huile de palme brute bien inférieure à ce qu’elle pourrait être à superficies de palmeraies constantes. Le jeu de rôles qui sera utilisé sur 3 terrains camerounais a pour principaux objectifs (1) de permettre aux différents acteurs de la filière d’échanger sur leurs stratégies, marges de manœuvre et enjeux respectifs, et (2) de leur permettre d’envisager des scénarios de collaboration et de partenariat favorisant les situations gagnant-gagnant.

Objectif de la communauté de pratique : (1) Présenter et tester le jeu de rôles ; (2) Interroger la communauté de pratique sur la pertinence de cet outil pour aborder la question de la fixation des prix au producteur et de la contractualisation.

Organisateurs : Eglantine FAUVELLE (consultante OPAL), Claude GARCIA (porteur de projet OPAL, CIRAD), Anne DRAY (porteuse de projet OPAL, ETH Zürich)