Catégorie : Biodiversité

Test jeu de rôles sur l’effet projets miniers et compensation écologique sur forêts Tridom (Afrique Centrale)

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Contexte: Ce travail s’inscrit dans le cadre du projet CoForSet (www.cofortips.org), porté par le Cirad et en collaboration avec Biotope, WWF, l’UICN, l’ETH Zürich, ELB-Gembloux, et l’IRET. Ce projet mobilise une démarche participative pour la construction d’un jeu de rôles portant sur la coexistence entre l’utilisation de ressources forestières et minières et le maintien d’un couvert boisé.

Le Tridom est à cheval sur le Cameroun, le Gabon, et le Congo. C’est une zone pristine, pour l’instant très peu peuplée, où résident de nombreuses espèces animales clés telles que l’éléphant de forêt ou le gorille. Cette zone recèle aussi d’importantes ressources en fer, qui seront exploitées dans les décennies à venir. Les compagnies minières sont de plus en plus encouragées par les bailleurs à mettre en place des mécanismes de compensation écologique, pour compenser les effets résiduels de leurs projets sur la biodiversité. Ce jeu a été créé conjointement avec les différents partenaires (académiques et non-académiques) du projet, ainsi qu’avec des acteurs du Tridom (forestiers, miniers, ONGs, société civile…).

Objectif de la démarche participative:
– faire interagir et négocier miniers, forestiers, décideurs, et ONGs de conservation autour de la question des mines
– récolter des données (notamment de possibles mécanismes de compensation écologique) qui seront transférées en comportements d’agents dans un SMA

Objectif de la communauté de pratique: présenter, tester et simplifier le jeu de rôles, qui pour l’instant est beaucoup trop complexe pour être joué de manière fluide.

Organisateurs: Juliette Chamagne, Hélène Dessard, et Claude Garcia (CIRAD, UR F&S)

Participants: Isabelle Tritsch, Caroline Tardivo et Emilien Dubiez (CIRAD), Solène Happert et Annabelle Morcrette (AgroParisTech), Géraldine Abrami (IRSTEA), Jean Emmanuel Rougier (Lisode), Pierre Hardy

Test jeu de rôles sur élevage dans Parc National de Hwange (Zimbabwe)

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Contexte :  Ce travail s’inscrit dans le cadre de la thèse de Arthur Perrotton (sous la direction de Doyle McKey, codirection M. de Garine & C. Le Page, Projet ANR SAVARID), dans le système socio-écologique du Parc National de Hwange. Ce travail de thèse mobilise entre autre une démarche participative et plus particulièrement la co-construction d’un jeu de rôles portant sur la coexistance entre une aire protégée et des agriculteurs/éleveurs.

On peut résumer le contexte local ainsi: Notre zone d’étude est située à l’interface entre deux aires protégées que sont le parc de Hwange (zimbabwe) et la foret de Sikumi, et une zone rurale. Conservation et agriculture vivrière cohabitent au quotidien, les aires protégées n’ayant aucunes barrières. Cette situation génère tout autant d’opportunités que de conflits entre acteurs. Le bétail cristallise les principaux conflits quotidiens que sont le prélèvement de ressources naturelles en forêt, la transmission de maladies infectieuses ou la prédation des animaux domestiques par les grands carnivores sauvages. Ce jeu de rôle vise à comprendre plus finement les modalités et motivations de conduite du bétail dans l’aire protégée. En effet, les communautés rurales étudiées cultivent principalement du maïs et pour une partie de l’année, conduisent leur bétail au sein de la forêt de Sikumi.  Du point de vue des paysans, si la conduite du bétail en foret peut parfois permettre l’accès à un meilleur pâturage, elle représente également un danger pour les vaches, tout particulièrement à cause des lions. A l’inverse, si l’utilisation de la forêt par le bétail est autorisée (sous certaines conditions), les forestiers s’inquiète des effets qu’une telle pratique pourrait avoir sur l’environnement qu’ils ont charge de protéger. Enfin, la destruction des champs par les éléphants, conflit homme/faune sauvage par excellence, est courante dans la zone.

Ce jeu a été créé conjointement par les chercheurs et des représentants de la communauté rurale considérée dans nos travaux.

Objectifs de la démarche participative :

  • Créer un jeu de rôles portant sur les stratégies de conduite du bétail avec des membres des communautés concernées.
  • Récolter des données pouvant être transformées en comportements  d’agents dans un SMA.
  • Créer un collectif chercheur-acteurs locaux favorisant le partage et l’enseignement croisé entre nous.

Objectifs de la communauté pratique : présenter et tester le jeu de rôles

Organisateurs : Arthur Perrotton (Doctorand Cirad, AGIRs) Christophe Le Page (UR GREEN- CIRAD).

Participants : Geraldine Abrami (IRSTEA – UMR G-Eau), Elsa Leteurtre, Ola Dolinska, Mathieu Dionnet et Azza Challouf (Lisode), Bernard Triomphe (CIRAD – UMR Innovation), Nicolas Salliou (INRA – DYNAFOR),  Juliette Chamagne (University of Zurich), Eve Miguel (Cirad UR Agirs), Marcela Brugnach (University of Twente), Caroline (CIRAD)

Test jeu de rôles wetlands Alaotra Madagascar

Alaotra

Contexte : Ce travail s’inscrit dans le cadre d’un projet de recherche-intervention dans la région de l’Alaotra au nord-est de Madagascar. Cette région riche d’un lac et de zones humides à fort enjeux écosystémiques est labellisée Ramsar depuis 2003. Elle fait actuellement face à une augmentation importante de la pression anthropique qui se traduit par des dynamiques d’expansion des zones agricoles au détriment des zones naturelles, d’érosion des sols et de surpêche. Ce projet de recherche-intervention vise d’une part à mieux comprendre les stratégies des acteurs locaux, et d’autre part à conduire une démarche participative afin de questionner le devenir de cette région en fonction de différents scénarios. Pour cela, une démarche de modélisation d’accompagnement a été suivie, et un jeu de rôles a été développé.

Objectifs : L’objectif de cette session était de tester ce jeu afin d’améliorer sa calibration et son animation, mais aussi de discuter de l’ensemble de la démarche de recherche et d’intervention.

Organisateurs : Patrick Waeber (Department of Environmental Sciences, Swiss Federal Institute of Technology)

Participants : Hélène Dessard et Rafaelle Ducrot (CIRAD), Lena Reibelt (University Hildesheim), Bos Swen et Anne Dray (ETH Zürich), Mathieu Dionnet, Azza Challouf, Elsa Leteurtre et Manuela Vieira Pak (Lisode), Sarra Kchouk et Geraldine Abrami (IRSTEA), Luis Garcia Barrios (Ecosur)

Téléchargez le CR : 2014 06 13 CR CdP test Alaotra game

Test jeu de rôles Rehab sur gestion biodiversité

Rehab

Contexte : ReHab est un jeu de rôles traitant de la co-viabilité entre un enjeu de protection de la biodiversité et un enjeu de collecte de ressources naturelles. Ce jeu de rôles est utilisé comme outil pédagogique depuis plusieurs années pour faire réfléchir ses participants sur la thématique de la co-gestion. Il met notamment en valeur la place de la communication dans la co-gestion : quel mode de communication ? Entre quels acteurs ? avec quels objectifs ? Ce jeu est notamment utilisé dans le cours « Biodiversité et Société » du Master 2 EBE (Economie Biodiversité Evolution), plateforme de formation commune aux universités scientifiques de paris.

Objectif de la communauté de pratique :

  • Présenter cet outil
  • Tester sa prise en main  et travailler la façon dont le débriefing sera animé
  • Comparer l’utilisation pédagogique de ce jeu par rapport à d’autres jeux pédagogiques existants

Organisatrice : Elsa Leteurtre

Test jeu de rôles FarmBird

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Contexte : Une démarche a été lancée pour créer un jeu de rôles à partir d’un modèle informatique bioéconomique existant qui traite de la co-viabilité entre objectifs de production agricole et objectifs de conservation de la biodiversité oiseaux à l’échelle de l’ensembles des petites régions agricoles françaises (PRA). Ce modèle vise à tester et à discuter de l’effet qu’auraient différentes politiques d’incitation agricole (subventions ou taxes) sur la biodiversité oiseaux locale et nationale. La volonté de créer un jeu de rôles à partir de ce modèle relève d’un double objectif : (1) Communiquer sur le modèle pour créer une discussion sur l’état des lieux qu’il présente et permettre la validation/invalidation des choix théoriques faits ; (2) Créer un cadre de concertation qui insère et questionne la position de l’humain dans les choix stratégiques évoqués (les acteurs économiques du modèle étant actuellement des agents informatisés répondant à un algorithme d’optimisation de leur revenu).

Objectif : Cette communauté de pratique a permis de tester un premier prototype du jeu de rôles. Outre les questions pratiques d’ergonomie du jeu, cette session a également permis d’alimenter les réflexions en cours au sein de l’équipe du projet, autour des questions suivantes :

  • Comment insérer l’humain (1 agriculteur et son exploitation) dans le modèle ? Ce que l’on souhaite questionner étant les réponses « humaines » (soit la logique d’un agriculteur) face à des  incitations économiques.
  • Quels choix faire pour arriver à un jeu intégrant une dizaine de joueurs ? Le parti pris testé est de proposer un jeu à l’échelle d’une région : la région Poitou-Charentes.

Organisateurs : Elsa Leteurtre et Jean-Emmanuel Rougier (Lisode)

Test jeu de rôles WAG sur la rivière Mpanga en Ouganda

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Objectif : tester un jeu qui a été développé sur la rivière Mpanga en Ouganda abordant à la fois la problématique de la pauvreté et de l’impact des activités sur l’écosystème. Le jeu met en scène des représentants des petits exploitants agricoles,  de la population urbaine, des gros exploitants agricoles, des bergers et des pêcheurs. Il a été développé dans le cadre du projet AfroMaison. Des animateurs ougandais sont en train d’être formés pour le disséminer dans les communautés de la région Rwenzori. Cette communauté de pratique vise donc à apprécier la simplicité du jeu et sa calibration, à discuter de la façon dont les sessions de jeu dans les communautés pourront être évaluées et de la façon de faire remonter les propositions formulés par les participants locaux.

Organisatrice : Emeline HASSENFORDER (IRSTEA)

Test démarche participative RNR

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Contexte :  Lisode doit accompagner la constitution d’une RNR en mettant en place et accompagnant des groupes de réflexion autour de la faisabilité et de la définition de règle de gestion pour une réserve naturelle régionale. La zone d’étude comprend, une vingtaine d’agriculteurs en zone périurbaine qui ont des pratiques conventionnelles assez éloignées des exigences environnementales d’une RNR. Il s’agit d’impliquer ces agriculteurs rétifs à l’idée même d’une réserve dans la définition de celle-ci en essayant de dégager les opportunités communes et les contraintes que les agriculteurs pourraient voire amoindries par la mise en place d’un outil réglementaire et éventuellement financier.

Objectifs : Le but de la communauté de pratique sera de tester la transférabilité de cette méthode à un terrain français. Il s’agira de simuler le comportement d’agriculteurs français face à cette démarche de formalisation des contraintes et facteurs de changements qui les impactent, puis de raccorder les informations produites à des stratégies d’adaptation en lien avec la construction d’une RNR.

Participants : Géraldine Abrami, Mathieu Dionnet, Clément Geney, Amar Imache, Jean-Emmanuel Rougier, Yorck von Korff

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